LES PÊCHES

 

Après avoir pratiqué principalement la pêche à la sardine à bord de petites chaloupes creuses, les marins de Groix se lancent, à partir du milieu du XIXème siècle dans la pêche au large, plus profitable, à bord de robustes chaloupes pontées, alternant le thon l'été (depuis les parages de la péninsule ibérique en juin jusqu'aux abords de la mer d'Irlande en septembre) et la grande drague l'hiver, au large de la Rochelle. L' île de Groix devient le premier port d'armement thonier français, de 1870 jusqu'aux approches de la deuxième guerre mondiale. La construction navale évolue : introduction, dans les années 1880, d'une petite voûte à l'arrière des chaloupes pontées, jusqu'alors vertical : remplacement par Pierre Baron à bord de la Sidonie, en 1883, du gréement au tiers par un gréement aurique (plus manœuvrable par mauvais temps, et plus compatible avec la manœuvre des tangons, longues perches auxquelles sont gréées les lignes servant à pêcher le thon). La voûte arrière devient carrée, plus facile et moins chère à construire, la quille est mise en différence, et on aboutit aux formes élancées du dundée

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L'essor de Port Tudy
A partir des travaux portuaires des années 1860-1892, une quantité d'activités maritimes s'implantent à Port Tudy, accompagnant l'apogée de la pêche : charpentiers, voiliers, forgerons, conserveries, bistrots-épiceries, magasins d'avitaillement et dépôts de peinture pour les bateaux, tout autour du port et le long des routes d'accès.

felicite

Les petites pêches
Celles-ci, dont l'existence a précédé la pêche au large, et qui lui survivent après le déclin des années 1950-60, sont d'une grande diversité. Là aussi, la sardine est abandonnée pour des espèces plus lucratives, en particulier les crustacés, qui prospèrent sur les fonds rocheux dont bénéficie la côte ouest de l'île . Bien d'autres pêches sont pratiquées, selon la nature des fonds ou les saisons, mais toujours l'économie des moyens est palliée par une véritable ingéniosité technique.

voilerie

Les conserveries
Le thon est séché à bord sur des chevalets. Puis celui-ci est débarqué dans les conserveries, qui à partir des années 1860 ont succédé aux presses à sardines. Divers documents, instruments de travail, boîtes de conserve, montrent la production des cinq conserveries de l'île, où les Groisillonnes étaient nombreuses à travailler.