LA VIE SOCIALE

 

LES LIEUX DE SOCIABILITE

Les bistrots-épiceries de Groix, jadis extrêmement nombreux, avaient des parts dans l'armement des thoniers, et servaient de fournisseurs pour la flotte de pêche. Dans ces lieux de rencontre on jouait au jeu de la vache, les familles se réunissaient au moment de la partance, on faisait le décompte des parts en fin de campagne. D'autres occasions rassemblaient les gens de Groix : les passages à bord du "petit vapeur" (liaison régulière à partir de 1873), les séances au lavoir ou douet ("ar poull") où les femmes agenouillées dans leur "karreos" échangeaient les nouvelles, les cérémonies religieuses et les pardons...La chronique de la vie de la population était tenue par la "Croix de Groix" de l'abbé Noël.

lavoir

 

DE LA NAISSANCE A LA MORT

La petite enfance : costumes et jouets, ces derniers souvent confectionnés par le père avec du bois de récupération, (petite brouette pour une fillette, pantin...).


L'école : dundées gravés sur la table d'écolier, le manuel "ce qu'il faut savoir sur la mer...". Groix se fait remarquer par la création de la première école de pêche en France, en 1895, signe de l'importance que prenait sa population de marins tournés vers la pêche au large.

pinces


Le mariage était l'occasion de porter 2 coiffes "kouef" : la "coiffe longue" pour le passage à l'église, et la "grande coiffe" pour le reste de la cérémonie. La belle coiffe de fête, d'abord "amarrée" sous le menton, se dénoue, puis à partir de 1917 se relève progressivement. Le collier de fleurs d'oranger, qui se raccourcit au fil du temps, était précieusement conservé avec d'autres souvenirs familiaux et religieux dans une verrine posée sur la cheminée. Les élégants tabliers et camisoles étaient l'œuvre des couturières locales.


Les dangers et les deuils : les boites de pharmacie de bord, devenues obligatoires, comportaient parfois des remèdes fabriqués localement (pommade au thon Romieux...), mais n'étaient que d'un maigre secours face aux dangers encourus (voir "le Narval" et le "Fort-Louis" dans la tempête" par Paul-Emile Pajot). Nombreuses étaient les veuves portant la "coiffe double", en tulle simple non orné, et, par-dessus pour aller à l'église, le "capot de deuil".